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The Umbrellas, Ibaraki, Japon, 1991
Photographie sur Dibbond par Wolfgang Volz
Signée par Christo et Jeanne-Claude et Wolfgang Volz
Numéroté 2/3
300 x 100 cm
15.000 /20 000 euros
En vente le 29 mars 2008
www.leclere.auction.fr
damienleclere@gmail.com
Tel : 04 91 50 00 00
Un matin d’octobre 1991, 3100 parapluies - plutôt des parasols -, commencent à s’ouvrir, simultanément, à Ibaki, au Japon, et dans la région de Los Angeles, en Californie. Au
Japon, les parasols bleus s’égrenent dans une vallée d’une vingtaine de kilomètres, au Nord de Tokyo. Plantés de façon rapprochée, ils épousent la géométrie des rizières, soulignent la couleur de
la végétation luxuriante, et de l’eau . En Californie, ils sont jaunes. Ils s’étalent dans une vallée d’une trentaine de kilomères, à une centaine de kilomètres au Nord de Los Angeles. Leur
couleur s’accorde aux collines marron, semées de broussailles , un paysage presque désertique. Dans les deux pays, ils évoquent l’occupation de l’espace, optimisé au Japon, plus aéré aux Etats - Unis. Ces parasols fonctionnement comme
des haltes, des maisons ouvertes, des campements temporaires, une façon de suggérer le caractère éphémère de l’art.
Une composition inattendue et intégrée.
Une dizaine d’entreprises, au Japon, aux USA, en Allemagne, et au Canada, ont confectionné les matériaux (tissu, structures, supports..) destinés la fabrication des parasols. Les 3100 parasols
ont été assemblés en Californie, dont 1340 ont été acheminés par bateau au Japon. Chaque parasol mesurait 6 mètres de haut, pour 8,60 mètres de diamètre. Presque deux ans de travail - le projet
est amorcé en 1984 -, pour un budget de 26 millions de dollars. Le projet a été financé par la vente des dessins, collages, maquettes, ou litographies, destinés à préparer l’exposition. Ce mode
de financement est une règle, les “Christo” refusent les subventions. Et pendant dix huit jours, le public a profité de cette composition inattendue et joyeuse, intégrée dans un environnement à
peine dérangé. Démontées, les oeuvres sont recyclées…
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